Ettore Roesler Franz, Via e chiesa di S. Bonosa, dietro la Fortezza degli Anguillara, 1888
La « Rome disparue » d’Ettore Roesler Franz
La collection de peintures du Museo di Roma in Trastevere compte une sélection des aquarelles d’Ettore Roesler Franz qui font partie de la plus ample collection consacrée à « Rome disparue » consacrée au Museo di Roma à Palazzo Braschi.
Le processus rapide de modernisation de la ville voulu par le gouvernement italien juste après 1870 inspira à Roesler Franz l’idée de peindre et de photographier les zones affectées par le réaménagement urbanistique et celles qui étaient le plus exposées au danger de démolition. Il pencha notamment son attention sur les quartiers impliqués de façon plus dramatique dans ces mutations irréversibles : la zone de piazza Venezia, le Ghetto, Borgo, Trastevere, Monti, les berges du Tibre.
L’artiste se rendait sur place pour prendre des croquis et des photos qui, une fois réélaborés à son étude, donnaient naissance aux aquarelles définitives.
Les images peintes dans les aquarelles montrent une Rome pontificale encore étrangère au nouveau climat bourgeois qui était en train de s’affirmer.
Dans certaines œuvre, Franz alla jusqu’à éliminer les signes du progrès qui étaient déjà présents : ce sont ses propres photographies qui dévoilent cette opération nostalgie.




